Pudenda

Du tout …

τὰ μόρια "les parties", τὰ μέζεα "les entre-deux" s'emploient pour les deux sexes.

De même τὸ μύσχον glosé par Hesychius : τὸ ἀνδρεῖον καὶ γυναικεῖον μόριον.

τὰ αἰδοῖα "les parties honteuses" désigne en général les parties de l'homme, tandis que τὸ αἰδοῖον semble désigner celles de la femme.

Un papyrus magique parle de τὸ μέλαν pour désigner les deux sexes, probablement une allusion à la toison pubienne.

τὸ μῆδος (τὰ μήδεα) est propre à l'homme, de même que ὁ τόλυξ, désignant aussi plus précisément le pénis.

… et des parties

ἡ κορώνη

la corneille ;

la rondelle sur le joug de l'attelage

- pudenda muliebria

- τὸ ἄκρον τοῦ αἰδοίου (Suid.)

ἡ χελιδών

l'hirondelle

 

ἡ τιτίς

- petit oiseau gazouillant

- le tison

ὁ μυττός

"le muet"

antonyme de τιτίς en quelque sorte

ἡ ἄρκηλα

le hérisson

le pubis, dont le nom scientifique est τὸ ἐπίσιον chez Aristote

ὁ βρύσσος

le hérisson de mer

ὁ σπατάγγης

sorte d’oursin

le sexe de la femme chez Ar. fr. 409

τὸ χίδρυ

cf.
τὸ χίδαλον
τὸ κίδαλον
peut-être apparenté à τὸ χῖδρον « grain de blé frais » (on aurait alors la même métaphore que pour κριθή, infra).
Une autre glose d’Hsch rapproche de la « barbe hérissée de l’épi de blé » (cf. « hérisson »)
τὸ αἰδοῖον (Hsch.)

βούβαστις

(mot égyptien)

le pubis (DELG)

τὸ μύρτον

la baie de myrte

« le bouton », le clitoris, dont le nom médical est ἡ κλειτορίς

τὸ σχίσμα τῆς γυναικός (Hesych.)

ἡ μύρτος

le myrte

ὁ μύρσινος

le petit myrte

τὸ σέλινον

le céleri

(Phot.)

ἄφρις

hypocoristique de Ἀφροδίτη selon Chantraine

= μύρτον (Hesych.)

τὰ μυρτόχειλα
αὶ μυρτοχειλίδες
 

labia majora pudendorum (LSJ)

αἱ ἐσχάραι

les bords

τὰ χείλη τοῦ γυναικείου αἰδοίου (Suid.)

τὸ σῦκον (Ar. Pax)

la figue

la vulve

τὸ νέμος

le petit bois

le pubis

τὸ γυναικεῖον αἰδoῖον (Hesych.)

ὸ κῆπος

le jardin

joliment glosé par un dictionnaire "hortus muliebris"

ὁ χοῖρος, ὁ ὗς

le porc

 
ὁ ὕσσαξ (Ar. Lys.),
ὁ ὕσσακος (Ar. Lys.),
ὁ δέλφαξ et
τὸ ὕειον

le porcelet

ὁ κέλης

- le cheval de course

- petit vaisseau léger à un rang de rames

pudenda muliebria selon Eust. (cf. Ar. Lys. 60)

ὁ σάκανδρος (Ar. Lys.),
ὁ σάραβος (LSJ),
τὸ σάραβον (LSJ)

le sac

pudenda muliebria en général

ἡ σαβαρίχις ou σαβαρίχη ou σαμαρίχη


= σάραβος

ὁ κτείς

une espèce de bivalve nommée "le peigne"

- "le pubis" (Bailly)

- "la vulve" dans Bachofen, das Mutterrecht (notre "moule")

- Anth. Pal. 5, 132 (CUF) traduit « la frange »

σάβυττος

se dit d’une coupe des cheveux ou de la barbe

τὸ γυναικεῖον (Hesych., Phot.)

βάμβαλον

 

καὶ τὸ αἰδοῖον, Φρύγες (Hesych.)

βύττος

du verbe βυνεῖν, βύω "bourrer" (Chantraine)

γυναικὸς αἰδοῖον (Hesych.)

βαρύκα

 

αἰδοῖον παρὰ Ταραντίνοις (Hesych.)

ὁ μηριόνης (hapax)

< μηρός

le sexe féminin (Anth. Pal. 5, 36)

τὸ τρύπημα

le trou

le sexe de la femme

ὁ καῦκος

espèce de coupe

vulve

ἡ κνέωρος

sorte de daphné qui provoque des démangeaisons

glosé "sexe de la femme" par Hesych. et Phot.

 

hermes ithyphall

Nugae

τὸ πέος est le mot médical - encore aujourd'hui - pour désigner le pénis.

Les archéologues parlent volontiers de φαλλός (ὁ) quand il est en érection. Il existe une variante phonétique (peut-être thrace) de ce mot chez Hérodote : τὸ βαλλίον, mot qui apparaît aussi sous les formes βίλλος ou βιλλίν, tous apparentés à une racine signifiant "(se) gonfler".

ἡ πόσθη désigne le "membre viril", ou plus particulièrement le "prépuce", comme ἡ ποσθία, τὸ πόσθιον,  tout comme ἡ κριθή, litt. "le grain d'orge".

ὁ τύλος "bosse, durillon" peut aussi désigner le membre de l'homme selon Bailly. ὁ τόλυξ y semble apparenté étymologiquement, il désigne en tout cas les αίδοῖα  selon Hésych. cité par LSJ.

τὸ στῆμα  désigne la partie extérieure du membre viril, la "hampe", alors que ὁ βάλανος désigne le "gland", comme κριθή.

ὁ καυλός "tige de plante, hampe" est employé au sens de pénis par Hippocr. Ce mot est à l'origine du grec mod. καύλες, καυλώνω.

ὁ κέρκος "queue des animaux" est donné comme synonyme de πόσθη par Bailly.

ἡ κορύνη, "massue, gourdin" au sens propre désigne le membrum virile selon Chantraine citant Hom.

ἡ σάθη est employé par Archil. et Ar. Lys. pour désigner le sexe de l’homme

τὸ κοτίλιον, qui désigne une espèce de récipient, est glosé ἀνδρὸς αἰδοῖον par Hésychius.

Quant au "lézard" mentionné par oncle Fétide, il se dit ἡ σαύρα, à côté de ὁ δράκων et de ὁ ὄφις "le serpent".

L’hapax ἡ λάλου désigne le sexe d’un jeune garçon ("le zizi").

Un fil précédent avait mentionné le sens de "frenum praeputii" du mot κυών.

Enfin τὸ ξίφος et ἡ μάχαιρα s'emploient selon Hésych. dans le même sens que notre "braquemart".

Quant aux nugae, que le grec appelle οἱ δίδυμοι (Anth. Pal. 5, 105), ou ὁ γείτων (τὰ δύο αἰδοῖα selon Hesych.), ou οἱ παραστάται  - οἱ ὄρχεις pour les médecins,-  elles sont contenues dans ὁ πηρίν/πηρίς, ὁ κώροκος, désigné par ἡ ὀσχή chez Hippocrate.

ἡ ψωλή désigne le "gland de la verge à l’air" (Ar. Lys. 143, Av. 560) selon Bailly - le mot existe toujours en grec moderne, - fait sur ψωλός  qui signifie "circoncis" (Ar. Av. 507, Eq. 964).

Interactions

οἴφω τινά "faire l’amour avec"

μύλλω "avoir commerce avec" (Théocr.)

βινεῖν τινα "avoir commerce avec"

ληκᾶν "sauter" (Hesych.)

βυνεῖν, βύω "bourrer" (Chantraine)

δέφω ἑαυτόν, δέφομαι masturbari

φλᾶν masturbari

πυγίζω paedicare (LSJ), faire des obscénités (Bailly), "enculer"

κλειτορίζω, κλειτοριάζω "caresser le clitoris"

λιχμάομαι fellare (Anth. Pal. 5, 38)

ὁ σκύλαξ "le chiot" désigne aussi un σχῆμα ἀφροδισιακόν selon Hesych.

κελητίζω, formé sur ὁ κέλης (cf. supra), signifie "chevaucher", et avec une femme comme sujet a un sens évident (Ar. Vesp. 501).

σκυζᾶν, de σκύζα "le rut", signifie "être en chaleur" en parlant des chiennes et des juments mais aussi des femmes. Et dans ce cas-là, la femme peut être qualifiée de μάχλος "qui épanche sa sève (en parlant de la vigne)", "lascive, qui mouille" en parlant des femmes.

ἐκκορίζω "déflorer".

κορεύομαι "vivre en jeune fille" selon Bailly, "perdre sa virginité" selon LSJ, d’après Phérécyde.

ἡ κορεία et τὸ κόρευμα désignent "la virginité".

σκιμαλίζω, attique pour hellénique καταδακτυλίζειν : τὸ ἀσελγῶς τῷ δακτύλῳ τῆς τοῦ πέλας ἕδρας ἅπτεσθαι, dérivé de σκίμαλος "doigt du milieu".

ἡ κασαλβάς et ἡ κασωρίς, dérivés de κασᾶς, litt. "peau", désignent une prostituée, une "vieille peau".

 

Date de dernière mise à jour : 25/11/2012

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

Bienvenue sur le site de Chaeréphon !

Καλῶς ἦλθες ἐν τῷ ἱστοχώρῳ τοῦ Χαιρεφῶντος !

poulpe.gif

Site consacré à la Grèce antique (langue, littérature, philosophie, sciences, histoire, archéologie, épigraphie, papyrologie),

au grec byzantin et au grec moderne.

×