περὶ Ἀπορρήτων

(v. 2.5 - déc. 2022)
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Du tout …

τὰ αἰδοῖα les parties honteuses désigne en général les parties de l'homme, tandis que τὸ αἰδοῖον semble désigner plutôt celles de la femme. Cf. βά(μ)ϐαλον. Ἡ ἐπιτιμία en est un euphémisme, comme καλλιώνυμος : μεταφέροντες δέ τινες τὴν λέξιν καὶ ἐπὶ τοῦ αἰδοίου ἔτασσον ἀνδρός τε καὶ γυναικός Hsch.

Τὰ ἀπόρρητα (litt. ce dont il ne faudrait pas parler) = τὰ αἰδοῖα (Plut.). Τὰ ἀπαλά Bull.Épigr. 2007.

τὰ μόρια les parties, τὰ μέζεα les entre-deux (εὐμέζεος· εὐφυὴς τοῖς αἰδοίοις HSCH. ) et τὰ ἄρθρα les parties s'emploient pour les deux sexes : μοιχὸς ἑάλω ποτέ ἄρθρα ἐν ἄρθροις ἔχων LUC. Eun. 10 : « on attrapa un jour un homme adultère qui avait ses affaires coincées dans celles d'une femme ». L'histoire ne dit pas s'il fut condamné à la ῥαφανίδωσις ou intromission d'un raifort dans le fondement, châtiment des adultères à Athènes, cf. AR. Nub. 1083 (v. ῥαφανιδόω).
De même τὸ μύσχον glosé par Hschius : τὸ ἀνδρεῖον καὶ γυναικεῖον μόριον. σαῖνα a probablement le même sens.

Un papyrus magique parle de τὸ μέλαν pour désigner les deux sexes, probablement une allusion à la toison pubienne (cf. κρόϐαλος· αἱ τρίχες τῶν αἰδοίων HSCH.).

αἱ γέρραι les parties sexuelles, est une obscénité sicilienne, Bull.Épigr.

Le périnée se dit ὁ περίνεος, ὁ ἀφεδρών, ἡ πληχάς, τὸ ὑπόστημα, ὁ ταῦρος, ἡ τράμις, τὸ ὑποταύριον, d'où διάτραμις au périnée défoncé.

… et des parties

Le père de la médecine, Hippocrate, Mul.affect. 143, utilisait le terme φύσις pour désigner le sexe de la femme (encore utilisé aujourd'hui) : Ἢν αἱ μῆτραι προΐωσιν ἐξωτέρω τῆς φύσιος. Hippocrate utilise également les termes de τὸ ἴκταρ, ὁ Μηριόνης. Ὁ κόλπος est le terme médical pour le vagin.

Eustathe, métropolite de Thessalonique, nous dit de son côté (ad Od. 1.222) : ὅτι δὲ πολυώνυμον ὂν τὸ γυναικεῖον αἰδοῖον· ἄμϐων τε γὰρ λέγεται καὶ χοῖρος καὶ ἐσχάρα καὶ δέλτα, τὸ αὐτὸ καὶ κέλης καλεῖται παρὰ τοῖς κωμικοῖς «Les parties de la femme portent bien des noms : on les appelle en effet également ἄμϐων,  χοῖρος,  ἐσχάρα,  δέλτα, ou encore κέλης,  etc.»
Athénée nous rapporte que l'expression κοῖλον Ἄργος désignait le sexe de la femme : ἣ δ' εἶπε ‘μῆτερ, πῶς, ἔφη, μέλλω φιλεῖν τὸν μηδὲν ὠφέλημα, τὸν ὑπὸ τὰς στέγας τὸ κοῖλον Ἄργος δωρεὰν θέλοντ' ἔχειν (la fille répondit : comment, ma mère, pourrais-je aimer cet homme, qui ne m'apporte rien, et qui sous notre toit ne veut qu'une chose, profiter gratuitement  de la Creuse-Argos ?) ATH. 13.44 (582a) : il y a probablement un jeu de mots avec ἀργός "non travaillé", pour suggérer la virginité, l'image de κοῖλον étant évidente.

ἡ ἡδονοθήκη
τὸ ἀπόκρυφον
τὸ ἀναγκαῖον
pudendum muliebre
ἡ ῥοδωνιά
ἡ σαλάμϐη
τὸ μέλαθρον
εὔστρα

ὁ σάκας
τὸ σαρακοίτιον
ὁ σάρων
ἡ βαυϐώ
ὁ κυσός = ὁ κύσθος
κυσολαμπίς

ὁ βασιλείδης
τὸ πεδίον
ὁ πλατίστακος
le sexe de la femme en général allusion à la rose
propr. "conduit de cheminée"
pê. image identique, "noirci par la fumée"
propr. "échaudoir"

cf. σάκκος "sac"
litt. "sac de couchage"
litt. "sac"
propr. "la cavité, le bas-ventre" mais aussi πρωκτός



au propr. désigne une sorte de poisson
ἡ ἀσχημοσύνη pudenda muliebria  SPT. Le. 18:7, al.
ἡ κορώνη




ἡ κυσθοκορώνη
"la corneille" ;
la "rondelle" sur le joug de l'attelage
- pudenda muliebria

- τὸ ἄκρον τοῦ αἰδοίου (Suid.), le clitoris, qui était parfois excisé (νυμφοτομέω)

le clitoris Hsch.

ἡ χελιδών
ὁ ἀηδονιδεύς
l'hirondelle
petit rossignol

ἡ τιτίς - petit oiseau gazouillant
- le tison 
ὁ μυττός "le muet" antonyme de τιτίς en quelque sorte
ὁ Εὐρώτας par jeu de mots avec εὐρύς
ἡ ἄρκηλα "le hérisson" le pubis, dont le nom scientifique est τὸ ἐπίσιον chez Aristote
ὁ βρύσσος "le hérisson de mer"
ὁ σπατάγγης sorte d’"oursin" le sexe de la femme chez Ar. fr. 409
τὸ χίδρυ
 
cf. τὸ χίδαλον

et τὸ κίδαλον

Cf. ἀμφίκαυστις.
peut-être apparenté à τὸ χῖδρον « grain de blé frais » (on aurait alors la même métaphore que pour κριθή, infra).
Une autre glose d’Hsch rapproche de la « barbe hérissée de l’épi de blé » (cf. « hérisson »)
τὸ αἰδοῖον (Hsch.)

τὸ ἐπικτένιον, ἡ ἥϐη

βούϐαστις

τὸ ἴλιον

ἡ ἐπικυστίς

ἱπποκλείδης

δορίαλλος (δόριλλος, δορύαλλος)

le pubis

= le pubis

τὸ τῆς γυναικὸς ἐφήϐαιον

= τὸ ἐφήϐιον

pubis


pudendum muliebre Arist.

Hippocrate

(mot égyptien, DELG)


d’un certain Ἱπποκλείδης, dont se moque Aristophane à cause de l’abondance de poils

selon DÉLG, nom d’un poète com. dont se moque Aristophane

τὸ μύρτον "la baie de myrte" « le bouton », le clitoris, dont le nom médical est ἡ κλειτορίς (également appelé ὑποδορίς, ὑποδερμίς, ἐπίδερις)
τὸ σχίσμα τῆς γυναικός (Hsch.)

cf. Phérécrate fr. 108, 28-9 : « κόραι ... ἀρτίως ἡϐυλλιῶσαι τὰ ῥόδα καὶ κεκαρμέναι »
ἡ μύρτος "le myrte"
ὁ μύρσινος

τὸ ῥόδον
"le petit myrte"

"la rose"

τὸ σέλινον
cf. ἡ βληχώ

"le céleri"
"le pouillot"

(Phot.)

ἄφρις

hypocoristique de Ἀφροδίτη selon Chantraine

= μύρτον (Hsch.)

τὰ μυρτόχειλα
αἱ μυρτοχειλίδες

labia majora pudendorum (LSJ)

αἱ ἐσχάραι

τὸ πτερύγωμα

ὸ κρημνός
 
αἱ παραφάσιες

litt. "les bords"

"les ailerons"

labia pudendi, Hipp. Loc.Hom. 47

τὰ χείλη τοῦ γυναικείου αἰδοίου (Suid.)

les grandes lèvres

les petites lèvres

τὸ σῦκον (Ar. Pax) "la figue" la vulve (cf. ital.)

τὸ νέμος

"le petit bois"

le pubis

τὸ γυναικεῖον αἰδoῖον (Hsch.)

ὸ κῆπος
cf. ὁ λειμών
τὸ νάπος

ἡ μισγάγκεια

"le jardin"
"la prairie"
"le vallon boisé"

"vallon" où se réunissent les eaux de plusieurs torrents, et par ext. pudenda muliebria

joliment glosé par un dictionnaire "hortus muliebris"

ὁ χοῖρος, ὁ ὗς "le porc"

prob. à cause de la toison frisée
ὁ ὕσσαξ (Ar. Lys.),
ὁ ὕσσακος (Ar. Lys.),
ὁ δέλφαξ, τὸ δελφάκιον, ἡ δελφακίς, et
τὸ ὕειον, τὸ χοιρίον, ὁ ἴακχος


"le porcelet"
ἡ κύνειρα  dérivé de κυών, "le chien" pudenda muliebria

ὁ κέλης ou κέληξ

- "le cheval de course"

- "petit vaisseau léger à un rang de rames"

pudenda muliebria selon Eust. (cf. Ar. Lys. 60)

ὁ σάκος,
ὁ σάκανδρος (Ar. Lys.),
ὁ σάραϐος (LSJ),
τὸ σάραϐον (LSJ)

τὸ σκεῦος, τὸ ἀγγεῖον
τὸ τρύϐλιον
ὁ λάκκος
ὁ φορμίσιος
κολεός


"le sac"



"le vase"
"la coupe"
"la cuvette"
"le petit panier"
"le fourreau"

= αἰδοῖον, pudenda muliebria en général

ἡ σαϐαρίχις ou σαϐαρίχη ou σαμαρίχη
= σάραϐος

ὁ κτείς

une espèce de bivalve nommée "le peigne"

- "le pubis" (Bailly)
- "la vulve" dans Bachofen, das Mutterrecht (notre "moule")
- Anth. Pal. 5, 132 (CUF) traduit « la frange »
σάϐυττος se dit d’une coupe des cheveux ou de la barbe τὸ γυναικεῖον (Hsch., Phot.)
βύττος (avec var. σάβυττα, σάϐυττος) du verbe βυνεῖν, βύω "bourrer" (Chantraine) γυναικὸς αἰδοῖον (Hsch.)

τὸ βά(μ)ϐαλον

ἡ βαρύκα, βάρ(υ)κα

τὸ σπόριον

τὸ βουσκητήριον


τὸ τῆς γυναικὸς αἰδοῖον

καὶ τὸ αἰδοῖον, Φρύγες (Hsch.)

αἰδοῖον παρὰ Ταραντίνοις (Hsch.)

mot sabin, PLUT. M. 288f.

γυναικεῖον αἰδοῖον (Hsch.)

ὁ μηριόνης  (hapax)

τὸ εὐδίαιον, τὸ ψίμαρον, ὁ χ(ε)ίμαρος

< μηρός

le sexe féminin (Anth. Pal. 5, 36)

 τὸ γυναικεῖον μόριον

τὸ τρύπημα, τὸ τρῆμα, ἡ τρυμαλίη

le sexe de la femme

litt. "le trou"

ἡ διασφάξ
ἡ ῥαγάς
 τὸ θῆλυ μόριον, Eust. 897.60
ἡ γυναικεία φύσις, Gloss.
litt. "la fente"
ὁ καῦκος la vulve propr. une espèce de coupe

ἡ κνέωρος, τὸ κνέωρον

ὁ γλωσσόκομος, τὸ γλωσσοκομεῖον

sorte de daphné qui provoque des démangeaisons

glosé "sexe de la femme" par Hsch. et Phot.

pudenda muliebria

ὁ μυλλός

pudenda muliebria, mais aussi gâteau sicilien qui en imite la forme (ATH. 647a)

pê. apparenté à l'adj. μυλλός "aux lèvres tombantes ou épaisses"

Nugae                                               hermes ithyphall 

τὸ πέος est le mot médical - encore aujourd'hui - pour désigner le pénis. Par litote ἡ ἀνδρεία.

L'expression φλέψ γονίμη (Anth. Pl. 261) sert à expliquer le membre viril. Autre image médicale : νεῦρον c. αἰδοῖον, COM. (ATH. 64b), πειρήν.

Les archéologues parlent volontiers de φαλλός (ὁ) quand il est en érection. Il existe une variante phonétique (peut-être thrace) de ce mot chez Hérodote : τὸ βαλλίον, mot qui apparaît aussi sous les formes βίλλος ou βιλλίν, tous apparentés à une racine signifiant "(se) gonfler". En érection, le pénis se dit aussi ὁ ὀρθίας (propr. = ἰστὸς νεώς), τὸ ὀρθόδωρον, τὸ μοιόν.

τὸ μῆδος (τὰ μήδεα), plusieurs fois dans l'OD., est propre à l'homme, de même que ὁ τόλυξ, désignant aussi plus précisément le pénis à côté de τὸ κότιλον, τὸ κόθημα, ou encore ὁ κανδύταλις, ἡ ληκώ, ἡ κωλέα/κωλῆ, τὸ σκόροδον "tête d'ail" (Ar. Th. 494), et τὸ πρόσθεμα "appendice", ou encore ὁ κάπρος.

ὁ τύλος "bosse, durillon" peut aussi désigner le membre de l'homme selon Bailly, comme son dérivé μεσσοτύλαρον. Le mot ὁ τόλυξ y semble apparenté étymologiquement, il désigne en tout cas les αἰδοῖα  selon Hésych. cité par LSJ. 

ἡ πόσθη désigne le "membre viril", ou plus particulièrement le "prépuce", comme ἡ ἀκροϐυστία, ἡ ποσθία, τὸ πόσθιον,  tandis que ἡ κριθή, litt. "le grain d'orge", et ὁ ἐρέϐινθος, propr. "le pois chiche", τὸ μύρρινον désignent le gland, dont le terme anatomique est βάλανος. Selon PLAT.COM., ὁ δέμας = πόσθη. Βουϐών est un terme médical ("ganglion") désignant par ext. le "gland turgescent".

τὸ στῆμα  désigne la partie extérieure du membre viril, la "hampe".
ὁ καυλός "tige de plante, hampe", ὁ μύκης "champignon" et τὸ σχοινίον "jonc", ὁ πέρινος, καυλὸς τοῦ αἰδοίου sont employés au sens de pénis, le premier par Hippocrate. Ce mot est à l'origine du grec mod. καύλες, καυλώνω.

ἡ κορύνη, "massue, gourdin" au sens propre désigne le membrum virile selon Chantraine citant Hom., tout comme τὸ ῥόπαλον, τὸ ῥόπτρον. Autres métaphores du même genre : τὸ κήδαλον (= κέρας), τὸ σκάλαυθρον "tisonnier", ὁ κόντιλος et ὁ πάσσαλος "poteau".

Enfin τὸ ξίφος (var. σκίφος), ἡ μολοῦρις (= αἰδοῖον· κολοϐὴ λόγχη "lance écourtée" Hsch.), τὸ σαυνίον/σαννίον et τὸ σῖνος, ἡ μάχαιρα s'emploient selon Hésych. dans le même sens que notre "braquemart". Autres métaphores guerrières : τὸ ἔμϐολον (ou ὁ ἔμϐολος), τὸ γέρρον, τὸ ὅπλον.

Métaphores zoologiques : ἡ σαύρα "lézard", à côté de ὁ δρακών et de ὁ ὄφις "le serpent".
ὁ κέρκος "queue des animaux" est donné comme synonyme de πόσθη par Bailly, tout comme ἡ οὐρά.
ὁ δρῖλος (propr. "ver de terre") désigne le pénis flasque (vermicelle).
τὸ κέντρον "le dard", c. πόσθη (PLUT. M. 11a).
ὁ σίφων "le dard d'insecte", c. αἰδοῖον, EUR. Cycl. 439 .
τὸ κέρας c. πόσθη, ARCHIL. (EUST. p. 851, 53) ; ANTH. 12, 95.

Κένταυρος = parties honteuses καὶ οἱ παιδερασταί.

Τὸ ἐπαγώγιον désigne le prépuce (litt. "ce qu'on tire par-dessus"). Le mot κυών a également le sens de "frenum praeputii".  Pas besoin de ἡ κυνοδέσμη "fibule pour le prépuce", destinée à empêcher les érections intempestives, quand on souffre de περιφίμωσις.

ἡ σάθη est employé par Archil. et Ar. Lys. pour désigner le sexe de l’homme.

τὸ κοτίλιον, qui désigne une espèce de récipient, est glosé ἀνδρὸς αἰδοῖον par Hésychius.

L’hapax ἡ λάλου désigne le sexe d’un jeune garçon (le zizi), et ἡ κωκώ est le nom familier pour le pénis à la puberté, la quéquette (ANTH. 12.3). 

ἡ ψωλή, ψωλά, ψωλίς désignent le "gland de la verge à l’air" (Ar. Lys. 143, Av. 560) selon Bailly - le mot existe toujours en grec moderne, - fait sur ψωλός  qui signifie circoncis (Ar. Av. 507, Eq. 964), ou décalotté ; ἀποψωλέω praeputium retrahere alicui ou ἀποσκολοπίζω. Τὸ ψωλίον en est évidemment le diminutif.
ἀποσκολύπτω signifie en général "circoncire" (cf. ἀπεσκολυμμένος = περιτετμημένος), mais "décalotter" chez Archil.

ἡ χλοῦνις désigne soit le pubis, soit l'intégralité du sexe de l'homme.

Quant aux nugae proprement dites  - οἱ ὄρχεις pour les médecins -, que le grec appelle οἱ δίδυμοι (Anth. Pal. 5, 105), κόλυθροι (Arstt.), κόκκοι (Anth. 12.222), ou ὁ γείτων (τὰ δύο αἰδοῖα selon Hsch.), ou οἱ παραστάται, οἱ κρεμαστῆρες, mais aussi κόκκων, κοκκωτή, νεφρός, elles sont contenues dans ὁ πηρίν/πηρίς, ὁ κώροκος, désigné par ἡ ὀσχή chez Hippocrate ou τὸ λακκόπεδον chez Orib. et Ruf., ou encore ἡ θυλάκη.

On peut les perdre par ὀρχοτομία (du verbe ὀρχοτομέω). Certains préfèrent jouer avec : κολυθροφιλάρπαξ.

Celui dont le membre est particulièrement gros et fort est dit πόσθων, σάθων ou σμόρδων, Gros-Nœud, en concurrence avec  Κερκᾶς Queutard, Κοκκωνᾶς Couillu, λαπιδόρχας Grospaquet.

Un seul être vous manque...

ἱμερόομαι "être chaude" se dit de la femme, qualifiée alors de λαισκάπρα, λαμυρά, ou μανιόκηπος ("hystérique" selon Bailly) signifie en fait madly lustful, follement libidineuse, lascive (LSJ), litt. "dont le jardin est fou" (cf. κῆπος supra). Quant à l'homme, il est dit λαίσκαπρος, λαισποδίας, λακαταπύγων, λάσταυρος.

λαγνεύω pour l'homme et λαγνεύομαι pour la femme signifient "être porté au sexe", mais aussi "avoir un commerce intime". λιμϐεία et λιμϐεύω indiquent la sensualité.

σκυζᾶν, de σκύζα "le rut", signifie "être en chaleur" en parlant des chiennes et des juments mais aussi des femmes. Et dans ce cas-là, la femme peut être qualifiée de μάχλος propr. "qui épanche sa sève (en parlant de la vigne)", d'où "lascive, qui mouille" en parlant des femmes. Dans le même état, l'homme est dit λάγνος, notamment quand il regarde passer une femme εἰλίπους.

φικιῶ (< φίκις le cul) avoir envie de cul Suid. κυσοδακνιάω avoir le cul qui démange.

δέφω ἑαυτόν, δέφομαι, (ἀνα)φλᾶν, ἀποτρίϐω, ψηνίζω (litt. "user par frottement") masturbari. 
κακοσχολεύομαι, κακοσχολέω propr. "mal utiliser son temps", a le même sens.

L'acte lui-même, ὁ ἀποφλασμός, est dit χειρουργία dans une scholie (cf. χειρομαχέω, χειροτρίϐω, παρατρίϐω "frotter le long de").

Autre jeu de main : ὁ ὄλισϐος, ὁ βαυϐών.

Interactions

ἡ συνουσία, ἡ μίξις et ἡ ἀφροδισία sont les termes généraux et neutres pour désigner le rapport sexuel (Et.Gud. συνουσίαν : τὴν ἐν λόγῳ ἀφροδισίαν δὲ τὴν μίξιν), à côté de τὸ σπλέκωμα, ἡ κωϐήλη, ἡ ὄσχισις.

ἡ (ἐπι)κλινοπάλη litt. "lutte au sol" (Bailly) a le sens de coucherie chez Suét. Quant à ἀποκολοκαύτωσις, le sens reste mystérieux (pê. συνουσία παρὰ χρόνον).

Le terme médical pour "être en érection" est (ἀνα)στύω, à coté des plus populaires ὀρθιάω, ὀρθίζω.
ἡ στῦσις, ὁ τέτανος, ἡ ἐντονία et ἡ εὐτονία, ὁ ῥοπαλισμός (litt. "avoir la trique") sont utilisés pour l'érection.

πλησιάζω, συνουσιάζω, σμορδοῦν, συμϐατεύω, σμοκορδόω = σπλεκόω : coire

οἴφω τινά "faire l’amour avec", avec ses dérivés οἴφημα, οἰφόλης lubrique.
συνκαθεύδω "coucher avec".

μύλλω "avoir commerce avec" (Théocr.),
ἐγχρίμπτω "s’unir avec, avoir commerce avec"
βινεῖν τινα, (ὑπο)ληκάω  "avoir commerce avec", ὁ βῖνος, coït.
μύλλω, σαλαγέω = βινέω.

ληκᾶν "sauter" (Hsch.)
κατελαύνω, ὑποκρούω "culbuter"
βυνεῖν, (συμ)βύω "bourrer" (Chantraine), κολεάζω "fourrer"
διασποδέω "secouer"
σανιδοτορέω litt. "forer une planche"
σκαλαθύρω "fouiller".

κασωρεύω "forniquer".

ἀναμίγνυμαι, ἐντυγχάνω, σύνειμι, συνέρχομαι "avoir des relations intimes".
ἀνάμιξις, ἔντευξις, συνήθεια, σύνοδος, συναλλαγή, συνπεριφορά, συμϐόλαιον, ἐπιπλοκή, κωϐήλη, λαγνεία, λάγνευμα, μιξοιφία "relations, commerce intime".
ἐντερίου παράτριψις "friction abdominale".
La δουλομιξία "relation avec un(e) esclave" est le fait du δουλομίκτης.

ὀρχιπεδίζω, ὀρχιπεδάω, ὀρχιπεδέω peloter les testicules est une pratique courante pour le παιδεραστής ou κυσολάκων.

σκιμαλίζω, attique pour hellénique (κατα)δακτυλίζω, δακτυλοδεικτέω signifient τὸ ἀσελγῶς τῷ δακτύλῳ τῆς τοῦ πέλας ἕδρας ἅπτεσθαι, dérivé de σκίμαλος "doigt du milieu". Il en va de même avec καταπυγίζω "mettre un doigt", de καταπύγων "doigt d'honneur" ; celui qui s'y adonne trop est κατάπυγος ou καταπύγων, κατάπρωκτος, ὀδαχᾶς, ζιτᾶς ; il souffre de καταπυγοσύνη. 

πουνιάζειν a le même sens à Sparte : παιδικοῖς χρῆσθαι (utiliser des mignons), πούνιον (= πύννος) γὰρ ὁ δακτύλιος (anus) HSCH.

κλειτορίζω, κλειτοριάζω caresser le clitoris, et βλιμάζω peloter.

κυσθεγλείχω faire un cunnilingus ou ὁ λείκτης.
ὁ σκερός = ὁ αἰδοιολείκτης hésite entre fellation et cunnilingus.

λιχμάομαι (Anth. Pal. 5, 38), λειχάζω, λεσϐιάζω, στοματεύω, γλωττοδεψέω, ἀρρητοποιέω, λαικάζω, λαικάω  fellare.

(ἀπο)μύζουρις, μυζιουρίς, λαικάς  fellatrix (litt. "suce-queue"), ἀρρητοῦργος, λαικάστρια sont les pendants féminins de κακοστόματος, αἰσχρολοιχός, αἰσχροποιός, ἀρρητοποιός, λαικαστής fellator.

fellatio = αἰσχροποιΐα, αἰσχροσύνη, αἰσχρότης.

ἑποκυνέω donner un baiser sur les lèvres. Γλωττίζω, τὸ γλώττισμα, ὁ γλωττισμός désignent un baiser avec la langue. Le baiser μανδαλωτός correspond probablement au french kiss. Ὁ γιγγλισμός ou γιγγλυ(σ)μός est une sorte de baiser avec chatouillis. Quant au σκιμϐασμός on ne sait pas de quoi il s'agit.

Au cas où tout ce qui précède ne suffirait pas, on peut toujours avoir recours à la magie : τὸ φυσικλείδιον incantation pour ouvrir la φύσις (i.e. pudendum muliebre), PMag.Osl. 1.283. Ou à certains produits comme  ἡ κυσοϐάκκαρις onguent pour les parties intimes.

ἡ κυσοχήνη sodomie (Hipponax), οἱ δὲ εὐρυπρωκτίαν Phot. lex.

σκυλακίζω est évidemment prendre en levrette. νωτοϐατέω litt. "monter sur le dos", càd. "prendre par derrière, en levrette", est le fait de l'ὀπισθοϐάτης. Cf. λορδόω litt. "se pencher en avant" (κύϐδα en présentant sa croupe), a évidemment un sens sexuel chez Arist.  Ec. 10 fr. 140 ; ἀντιοχεύομαι "se faire prendre de face", en fait "par derrière" (Bailly et LSJ traduisent pudiquement par contrario modo futuo). Ou encore πυγίζω faire des obscénités (Bailly), paedicare (LSJ), càd. "enculer" (πύγισμα paedicatio), c. πρωκτίζω. 

Les experts παθικός en ce domaine portent le nom de πρωκτόσοφος. Mais attention à ne pas devenir εὐρύπρωκτος, εὐτρήσιος, λακκόπρωκτος (litt. "qui a l'anus comme un puits") = λακκοσκαπέρδας, λακκόπυγος.

ὁ σκύλαξ "le chiot" désigne aussi un σχῆμα ἀφροδισιακόν selon Hésych. κελητίζω, formé sur ὁ κέλης (cf. supra), signifie "chevaucher", et avec une femme comme sujet a un sens évident (Ar. Vesp. 501), et équivaut à καθιππάζομαι. C'est le κελητισμός.

κτηνοϐατέω baiser avec des animaux est le fait du κτηνοϐάτης (coupable de bestialité).

ὑποπισσόω  "enduire légèrement de poix" est de sens peu clair, mais obscène. 

βασαγικόρος, qu'il faut pê. corriger en βασανικόρος· ὁ θᾶσσον συνουσιάζων, παρὰ Ἱππώνακτι (fr. 107 Bgk.) HSCH. est généralement traduit par luxurieux, mais le θᾶσσον ne renverrait-il pas à une éjaculation précoce (ἁψίκορος selon Bergk, litt. qui se satisfait vite). Le comble étant de souffrir de ὀρχιπέδη impuissance, litt. "entrave des bourses".

ὁ γυναικεραστής c'est un casanova ; être un vrai casanova, un don Juan, se dit γυναικεραστέω, tandis que Sappho serait une γυναικεράστρια.

δαλιοχεῖν = παιδὶ συνεῖναι.

μοιχεύω commettre un adultère, μοιχός = δαλιοχός homme adultère.

ἐπιπειράομαι faire violence à une femme.

Amateurs ...

ἡ κορεία et τὸ κόρευμα désignent "la virginité". Pour le garçon "intact", on utilise l'expression ἀπλήξ.

ἐκκορίζω "déflorer".

κορεύομαι "vivre en jeune fille" selon Bailly, "perdre sa virginité" selon LSJ, d’après Phérécyde.

et professionnel(le)s

ὁ λασιτός, λαίσιτος, παλλακός = ὁ κίναιδος "mignon", ὁ περιπυγής, ὁ λισπόπυγος "épilé des fesses", ὁ κυσονίπτης (cf. EM. 311.45 κυσὸν γὰρ εἰώθασιν οἱ κομικοὶ καὶ τὸν πρωκτὸν καλεῖν) = ὁ πόρνος HSCH.

ἡ λεσιτός, ἡ μαχλίς, ἡ μυσάχνη, ἡ στρατή, ἡ μυλλάς, χαμαιτύπη = ἡ πόρνη Hsch., λάσται, σκαμμάδες = πόρναι Hsch., σαλμακίς sont toutes des spécialistes en αἰσχροπραγμοσύνη.
ἡ ἑταίρα, ἡ ἑταιρίς, ἡ ἑταιρίστρια sont des courtisanes plus cultivées, souvent musiciennes. Ζηλάς et παλλακή sont des régulières.

Quant au métier, ἡ πορνεία, χαμαιτυπία, Zonaras lui donne le nom de ἀμαρυλλίς, allusion à une Idylle de Théocrite...

ἑταιρέω, ἑταιρίζω, ἐξεταιρέω ou ἑταιρεύομαι se prostituer, comme χοιροπωλέω (litt. vendre sa chatte), χαμαιτυπέω.

Maison close se dit τὸ ἐργαστήριον (litt. "l'atelier") ou ἑταιρεῖον, ou encore κασαυρεῖον, κασαύριον, κοινεῖον, μαυλιστήριον, πορνοϐοσκεῖον bordel, χαμαιτυπεῖον lupanar. Elle est dirigée par un ἑταιροτρόφος, μαστροπός, μαυλιστής, πορνοϐοσκός, ou une μαστροπίς ou μαῦλις, qui font métier de μαστροπεύω, πορνοϐοσκέω. Certains de ces établissements sont propriété publique et sont affermés à des gérants πορνοτελώνης.
Les indépendantes étaient dites σποδησιλαύρα (litt. qui soulève la poussière de la rue) parce qu'elles faisaient le trottoir et travaillaient en public, sans disposer de πορνοδιάκονος une espèce de bidet.

Amabilités...

ἡ κασαλϐάς, ἡ κάσσα et ἡ κασωρίς, également sous les formes κασαύρα et κασαυρίς, κασσαϐάς, tous dérivés de κασᾶς, litt. "peau", désignent une prostituée, une "vieille peau", tout comme κοῦρϐα.

ὁ κρίθων "tête de noeud", ψώλων queutard.

Βάλλαρος (< βαλλίον) le Couillu, Bull.Épigr. 2014.71. Βιλλᾶς (< βιλλίν) le Couillu, Bull.Épigr. 2014.71, 2017.22.

ὁ λακκοσχέας bourses flasques. ψωλοδέφων mou du gland (Éphèse, Bull.Épigr. 1992.373).

ὁ χοιρόθλιψ ou χοιρότριψ débauché (litt. "qui écrase/frotte le χοῖρος") et ἱππόπορνος, στρουθός renvoient aux images courantes du monde animal.

et amabiliα

ὀρθοτίτθιος, πρόμαστος aux seins qui pointent en avant, PROCOP. arc. 10, SUID.
εὔκολπος, καλλίμαστος à la belle poitrine.

τὸ φάος aréole, POLL. 2.163.

καλλίπυγος aux belles fesses.


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